Le monde entier est sous le choc suite au tremblement de terre qui a frappé le Maroc, entraînant des milliers de morts et de blessés. Le président de la république Faure Gnassingbé très touché par ce drame a exprimé la compassion de tous les togolais au peuple frère du Maroc.
Dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 septembre 2023 un violent séisme de magnitude 7 a frappé le Maroc occasionnant d’énormes pertes en vies humaines et en infrastructures. Dans un message adressé à son homologue marocain, le chef de l’État togolais a présenté ses condoléances aux familles des victimes et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
«Le Togo partage la douleur du peuple frère du Maroc, durement éprouvé par le terrible séisme qui a entraîné une véritable tragédie dans plusieurs localités. J’adresse mes sincères condoléances à Sa Majesté le Roi Mohamed VI et, par lui, aux familles des victimes, et mes vœux de prompt rétablissement aux blessés. Mes pensées solidaires vont vers les équipes de secours actuellement mobilisées» , lit on sur la page Facebook du président Faure Gnassingbé. 72h après la catastrophe, le ministère de l’Intérieur a annoncé un nouveau bilan provisoire de 2862 morts et 2562 blessés après le séisme survenu le week-end dernier dans le sud-ouest de Marrakech.
Le Maroc n’a pas accepté, à ce stade du moins, l’aide de la France aux sinistrés. Seuls l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Qatar et les Émirats arabes unis ont reçu l’approbation de Rabat pour intervenir dans le pays meurtri. La ministre des Affaires étrangères a appelé à «respecter» les décisions du Maroc.
Dans un communiqué du ministère Marocain de l’intérieur, il est indiqué que le pays avait répondu favorablement, «à ce stade», aux offres de ces quatre pays «d’envoyer des équipes de recherche et sauvetage», alors que plusieurs autres États, notamment la Canada et la France, se sont dits prêts à apporter leur aide.
Les équipes de sauvetage espagnole, britannique, qatarie et émiratie «sont entrées ce jour (dimanche) en contact» avec leurs homologues au Maroc en vue de coordonner leurs efforts, a ajouté cette même source.
Tout en remerciant tous les pays qui ont proposé l’envoi de secouristes, le ministère affirme que le Maroc a accepté celle de quatre d’entre eux uniquement «après avoir procédé à une évaluation minutieuse des besoins sur le terrain et en tenant compte du fait qu’une absence de coordination pourrait être contre-productive».
Dimanche , Arnaud Fraisse, le président de l’ONG française Secouristes sans Frontières a vu ses sauveteurs empêchés d’embarquer à l’aéroport d’Orly : « Le gouvernement marocain » « bloque toutes les équipes de secours« . Lui sait pourtant combien les premières heures de recherches sont cruciales après un tremblement de terre. La même impatience semblait régner à l’Élysée : « Nous nous tenons prêts. À la seconde où cette aide sera demandée, elle sera déployée, a déclaré au petit matin Emmanuel Macron. Maintenant, c’est évidemment aux autorités marocaines d’en décider, pour que ce soit fait en bon ordre ».
Depuis samedi, les offres d’assistance arrivent de partout : États-Unis, Commission européenne, Union africaine, Fonds monétaire international (FMI), Israël… Même l’Algérie, qui entretient des relations tumultueuses avec son voisin marocain, a ouvert son espace aérien, fermé depuis deux ans, pour faciliter le transport d’aide et l’évacuation des blessés.
Essobiou A.
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