Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a réaffirmé le 21 août 2025 à Yokohama, au Japon, à l’occasion de la deuxième plénière de haut niveau de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), son engagement à la promotion du commerce et de l’investissement. Par la bonne relation entre le Japon et le Togo qui est au beau fixe et la stabilité politique du Togo, le pays de Faure Gnassingbé se voit être un terreau fertile pour l’industrie japonaise en Afrique. Convoitée par plusieurs pays africains, l’installation de l’entreprise japonaise Toyota Tsusho Corporation se fera au Port Autonome de Lomé. Une confiance qui démontre à suffisance la place de choix privilégiée qu’occupe le Togo dans les relations avec le Japon. L’implantation prochaine du géant de l’automobile japonais Toyota au Port Autonome de Lomé, prouve aussi la préoccupation du président du conseil, de trouver des solutions à la question d’emplois des jeunes.
A en croire l’annonce officielle faite lors d’une rencontre à Yokohama, entre Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, et Ichiro Kashitani, PDG du groupe Toyota Tsusho Corporation, la structure sera implantée dans la zone portuaire de Lomé à partir d’octobre prochain. Les activités de Toyota Tsusho au Togo ne se limiteront pas au secteur automobile. Le partenariat inclut également des projets liés aux énergies renouvelables et à la santé.« Nous allons accroître nos investissements et développer nos activités dans le pays », a déclaré Ichiro Kashitani, saluant la performance et la position stratégique du port de Lomé, considéré comme l’un des plus dynamiques de la sous-région. Une implantation qui boostera la logistique et l’économie locale.
L’arrivée de Toyota vise à renforcer chaîne logistique et à faciliter l’importation, la distribution et le service après-vente des véhicules sur le marché togolais et dans la région. Cette implantation confirme la stratégie du groupe japonais de soutenir des projets durables en Afrique, en misant sur la diversification des activités économiques. Avec ce projet, le Togo consolide son statut de plateforme commerciale incontournable en Afrique de l’Ouest. Pour Toyota, c’est une opportunité de rapprocher ses services des consommateurs africains, tout en contribuant à des initiatives structurantes pour l’économie locale. Déjà actif dans des secteurs tels que les infrastructures et les ressources naturelles, le groupe renforce ainsi son engagement sur le continent.

Cette option japonaise à créer des entreprises au Togo répond parfaitement à la vision du Président du Conseil sur la coopération industrielle entre l’Afrique et les autres continents. « L’industrialisation ne saurait être un modèle importé. L’industrialisation africaine doit être à la fois co-créée et localisée. Transformer nos ressources chez nous, c’est créer des emplois, capter la valeur ajoutée et réduire notre dépendance. »
Avec des chefs d’Etat et de gouvernement, et devant un parterre d’investisseurs et d’opérateurs économiques, le Président du Conseil a partagé sa vision stratégique et ambitieuse du développement africain. Cette approche articule industrialisation enracinée, innovation numérique inclusive, et réforme de l’architecture financière mondiale, autant de piliers que le Togo place au cœur de son action diplomatique et économique.
Une industrialisation locale, fondée sur des partenariats durables
Pour relever les défis de la promotion du commerce et de l’investissement sur le continent, le Président du Conseil a d’abord souligné l’urgence pour le continent de bâtir une industrialisation endogène, adaptée aux réalités locales et portée par une dynamique de partenariat.
« L’industrialisation ne saurait être un modèle importé. L’industrialisation africaine doit être à la fois co-créée et localisée. Transformer nos ressources chez nous, c’est créer des emplois, capter la valeur ajoutée et réduire notre dépendance. »
Prenant l’exemple du Togo, le Président du Conseil a mis en lumière les efforts engagés pour valoriser les ressources nationales à travers la transformation locale, la création de chaînes de valeur régionales, et la mise en place de zones industrielles spécialisées. Le pays, dans cette dynamique, s’est résolument tourné vers des partenaires stratégiques comme le Japon pour développer des écosystèmes industriels intégrés et durables.
« L’industrialisation est un projet partagé, pas un produit importé. Au Togo, nous développons des zones industrielles spécialisées, intégrées aux chaînes régionales et ouvertes à des partenariats de long terme, avec des partenaires comme le Japon. Nous voulons adapter les technologies à nos réalités, former nos talents et garantir des infrastructures fiables ».
Le numérique comme vecteur de transformation et d’inclusion
En plus de l’industrialisation, le Président du Conseil a mis en relief le potentiel transformateur du numérique, comme un levier de productivité, d’équité et d’inclusion. Le Togo, pionnier en matière de gouvernance digitale, investit dans les infrastructures souveraines, les centres de données, l’intelligence artificielle et l’utilisation stratégique des données.
« Le numérique ne doit pas être réservé au capital ou aux grandes entreprises. Il doit irriguer l’agriculture, la logistique, les PME, les services publics. Le Togo investit dans des infrastructures souveraines, dans la donnée et dans l’intelligence artificielle, au service de solutions concrètes ».
Cette ambition s’inscrit dans une volonté de bâtir, avec des partenaires comme le Japon, un écosystème numérique africain sécurisé, équitable et au service de l’autonomie technologique du continent.
Un appel pour une réforme de la finance mondiale
Enfin, le Président du Conseil a plaidé pour une transformation structurelle de l’architecture financière internationale. Il a dénoncé des critères d’endettement souvent inadaptés aux économies africaines.
« La finance durable est la clé de notre croissance souveraine et résiliente. Nous devons pouvoir financer nos infrastructures, notre énergie, notre capital humain, sans être pénalisés par des critères de dette qui ne tiennent pas compte de nos réalités. Nous plaidons pour une architecture financière plus équitable qui distingue clairement entre dettes improductives et investissements stratégiques, avec des instruments financiers comme les obligations vertes ou les financements mixtes ».
Le Président du Conseil a également souligné l’importance d’un accès élargi aux ressources pour investir dans les infrastructures, l’énergie et le capital humain, piliers essentiels d’un développement durable et souverain.
Une voix africaine audacieuse et unie
Au-delà de l’expérience togolaise, c’est une vision panafricaine que le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé est venu défendre à Yokohama, celle d’une Afrique qui valorise ses ressources, qui construit son avenir sur ses propres termes, et qui s’affirme comme un partenaire fiable, ambitieux et respectueux de ses engagements.
« Le commerce et l’investissement ne doivent pas se résumer à des indicateurs de croissance. Ils doivent être des leviers de souveraineté, d’inclusion pour tous les Africains », a-t-il conclu, appelant à un renouvellement stratégique de la coopération entre l’Afrique et ses partenaires techniques et financiers.
Le Togo confirme ainsi sa place parmi les nations africaines qui construisent activement les nouveaux équilibres mondiaux. Dans un esprit de dialogue, d’innovation et de partenariat, Lomé entend poursuivre, avec constance, dextérité et conviction, sa marche vers une souveraineté économique durable et partagée.

Pour rappel, la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) est créée en 1993 à l’initiative du gouvernement japonais et ses partenaires au développement pour servir de plateforme majeure de dialogue politique et de coopération économique entre le Japon et l’Afrique. Elle incarne aujourd’hui un cadre privilégié pour mobiliser les investissements, les technologies et la confiance, en faveur du développement durable du continent.
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