Les inspecteurs des impôts des
15 pays de la CEDEAO consacrent 05 jours à cette rencontre dans la capitale
togolaise Lomé du 09 au 13 mai 2022 sur l'initiative du Forum des
Administrations Fiscales Ouest Africaine (FAFAO).
Les échanges entre les Etats membres
portent sur les préoccupations relatives au secteur minier en vue d'une
amélioration efficace des procédures d'audit basées sur les risques.
Cette formation conjointe
CEDEAO-FAFAO sur l'audit fiscal basée sur le risque dans le secteur minier à
l'aide des techniques d'audit assistées par ordinateur, a pour objectif de
raffiner l'expertise des cadres des administrations fiscales des 15 pays membre
de la CEDEAO dans le cadre du programme de la transition fiscale de la CEDEAO.
Un programme conçu pour aider les
Etats membres à maximiser les effets positifs de l'intégration et à minimiser
les effets négatifs de la concurrence fiscale dans l'Union douanière émergente
au sein de la communauté.
Améliorer la transparence de
l'information dans le secteur minier africain, est devenu une priorité de la
communauté internationale. Par des mesures ciblées, les Etats de la CEDEAO
veulent réduire l'évasion fiscale dans le secteur minier et accroître leurs
recettes fiscales. Une ambition qui demande la conjugaison de tous les acteurs
afin d'atteindre les résultats escomptés. La formation de Lomé permettra de
fournir aux participants et à travers eux, leur administration fiscale
respective, les compétences et techniques nécessaires afin qu'ils puissent être
capables de trier, structurer et analyser électroniquement les données
financières et comptables des secteurs miniers.
Pour Salifou Tiemtore, Directeur des
douanes et taxes intérieurs de la CEDEAO, « La CEDEAO travaille avec ses Etats
membres ces dernières années pour mettre en œuvre, ce qu'on appelle le
programme de transition fiscale. Il s'agit de faire en sorte que les
administrations en charge de la fiscalité intérieure puissent développer leur
capacité pour davantage mobiliser des ressources importantes pour le
développement des États. Vous n'êtes pas sans savoir qu'actuellement dans le
monde, il y a des difficultés liées à la crise en Ukraine, aussi celle de la
Covid-19 qui a fait en sorte qu'il y ait des difficultés dans la mobilisation
des ressources fiscales.
La CEDEAO doit donc accompagner les Etats pour
davantage mobiliser des ressources. Le secteur minier est l'un des plus grands
pourvoyeurs de ressources financières de l'Etat. Dans certains États, près de
1/4 du PIB est contribué par le secteur minier. Nous avons donc pensé que si
nous renforçons les capacités des cadres qui travaillent au niveau de la
mobilisation en matière d'audit des sociétés minières, cela pourra avoir des
répercussions sur la mobilisation des ressources. Aussi, s'agit-il de faire en
sorte que les administrations soient mieux outillées pour faire le contrôle
fiscal des sociétés minières. C'est ce qui justifie cette réunion de Lomé».
Le secteur minier représente une
source de revenus importante de facto une source de financement stratégique de
développement des États qui en disposent. Pour cela, il est nécessaire que ce
secteur soit bien organisé et bien géré même s'il se révèle complexe et
nécessite des capacités très spécifiques. Les Etats, à défaut d'exploiter et
commercialiser eux-mêmes leurs mines, se contentent des revenus générés non
seulement par la concession des glissements, mais aussi et surtout par les
recettes fiscales issues de la taxation des revenus des activités minières
déclarées par ces entités.
Carole
A.
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