Dans le cadre des préparatifs des élections municipales de 2025, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) organise, du 07 au 23 avril 2025, une révision des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national. Pour mobiliser les populations autour de l’opération, le gouvernement et la CENI multiplient des messages d’ informations et de sensibilisation sur l’importance de la révision des listes électorales. Une initiative qui devrait être soutenue corps et âme par les partis politiques est malheureusement jusqu’ici introuvable sur le terrain . Et pourtant la mobilisation de la population est très capitale pour ces partis politiques qui en ont besoin pour le scrutin à venir.
Les mauvaises habitudes ont la peau dure, elle semble être plus dure pour l’opposition togolaise. visiblement l’opposition togolaise n’apprend rien de ses erreurs du passé et s’obstine a faire les mêmes erreurs qui ne produisent que des mauvais résultats. En effet à chaque processus électoral surtout à la veille des recensements ou révisions des listes électorales, au lieu de rassurer leurs militants et les mobiliser pour se faire enroler massivement, l’opposition se livre à des réclamations inopportunes tout azimuts. Or cette manière de procéder n’a fait jusqu’ici que décourager les populations acquises à la classe politique de l’opposition. Et en dépit des mauvais rendements en matière d’inscription de ces populations, l’opposition maintient encore cette méthode dans le processus des élections municipales que le pays est en train d’organiser. Alors que les militants attendaient le mot d’ordre mobilisateur pour prendre d’assaut les centres de révision des listes électorales, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a plutôt organisé une conférence de presse pour exiger que: la CENI publie sans délai un rapport général sur les élections du 29 avril 2024 ; la Cour Constitutionnelle et la Cour Suprême communiquent les résultats complets du double scrutin de 2024 ; les acteurs politiques soient impliqués à chaque étape du processus électoral ; les institutions électorales garantissent des élections libres et crédibles.
L’ANC a appelé en outre à la mobilisation des forces vives de la nation et de la société civile pour exiger un processus électoral transparent et démocratique. De ces réclamations et appels, Jean Pierre Fabre n’a pas trouvé utile et important de mobiliser les forces vives de la nation et de la société civile pour la révision des listes électorales en cours actuellement sur toute l’étendue du territoire national. L’ANC n’a pas jugé nécessaire d’inviter ses militants à avoir d’abord leur cartes électorales en attendant les discussions politiques pour l’amélioration des imperfections constatées. Même si ces réclamations s’avèrent légitime, le timing pose problème. Dans la mesure où le temps de la révision des listes électorales est unique et il serait difficile que la CENI reprenne l’opération dans les localités déjà servies. Pourquoi ne pas exhorter plutôt les populations a avoir leur cartes en poche avant tout et vouloir les distraire au contraire? Pourquoi c’est à cette période précise qu’il faut réclamer de la Cour Constitutionnelle et de la Cour Suprême la publication des résultats complets du double scrutin de 2024? Si on est vraiment sérieux et cohérent c’est en pleine préparation d’un nouveau scrutin qu’il faut exiger de la CENI la publication sans délai du rapport général sur les élections du 29 avril 2024? Heureusement le peuple n’est plus dupe.
«Vous vous insurgez contre la composition de la CENI. Vous dénoncez l’organisation unilatérale des élections comme si vous avez pu changer quelque chose dans l’organisation des précédentes joutes électorales . Vous parlez même de dilemme. D’autres se sont tus en attendant d’inonder la toile des discours enflammés.Non, soyez clairs : Soit vous décidez de mener le combat contre la nouvelle constitution, soit vous choisissez d’aller aux élections municipales et vous validez la République de minuit où tous les chats sont gris. Mais pour la 2eme option, sachez que vous auriez tout au plus 4 ou 5 conseillers municipaux. Pour une fois, changez votre fusil d’épaule !», Zeus Komi Aziadouvo.
Bien qu’au niveau du gouvernement , les gouverneurs et les préfets soient sommés de collaborer avec les maires et les chefs de cantons en prenant des dispositions idoines visant à informer et à inviter les populations à se faire inscrire sur les listes, il est aussi nécessaire que les partis politiques s’y mettent énormément dans la sensibilisation . Car l’engouement autour de cette révision y va également de l’intérêt des candidats de ces partis politiques. Ces leaders qui se focalisent plus sur quelques dysfonctionnements que sur la mobilisation de leur militants n’auront que leurs yeux pour pleurer s’ils ne se ressaisissent pas vide.
Le Ministère des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté et des Relations avec les Institutions de la République (MDHFCRIR)Me Pacôme Yawovi M. Amenyo ADJOUROUVI, pour sa part rappelle à l’opinion publique l’importance de l’enrôlement sur les listes électorales. Affirmer et vivre pleinement sa citoyenneté passe par une participation active à la vie démocratique de notre pays.
L’inscription sur les listes électorales concerne tous les Togolais et Togolaises âgés de 18 ans révolus à la date de la révision. Les centres de révision sont ouverts tous les jours, de 07h à 17h, dans toutes les localités du pays. Le ministère invite donc toutes les citoyennes et tous les citoyens concernés à se mobiliser massivement afin de faire vivre la démocratie participative et de contribuer à la tenue d’élections municipales libres, transparentes et inclusives.
Selon la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), cette révision des listes électorales concernent spécifiquement des citoyens togolais qui, d’abord, ont perdu leurs cartes d’électeurs datant du dernier recensement électoral écoulé au Togo, ensuite, ont changé de lieux d’habitation, domicile ou résidence, et enfin, ont atteint l’âge de la majorité de 18 ans requis par le code électoral pour se faire enrôler sur une liste électorale, détenir une carte d’électeur, seul document conférant à son titulaire la qualité d’être électeur et d’exercer son droit de vote lors d’un scrutin. L’opération de révision des listes électorales se déroule du 7 au 23 avril 2025. Elle est subdivisée en trois phases : du 7 au 9 avril pour la zone 1 (région Maritime et préfecture de Haho), du 14 au 16 avril pour la zone 2 (région des Plateaux et préfectures de Blitta, Sotouboua et Tchamba), et enfin du 21 au 23 avril pour la zone 3 (région des Savanes, de la Kara, préfectures de Tchaoudjo et Mô).
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