Pour un nombre total de 3.135.863 élèves, dont 3.064.714 élèves pour l’enseignement général et 71.129 élèves pour l’enseignement technique, la rentrée scolaire 2024-2025 s’est effectuée dans la quiétude le lundi 16 septembre 2024 sur toute l’étendue du territoire togolais.
A l’occasion, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a souhaité une bonne rentrée à tous les apprenants qu’il a invités à aborder l’année avec discipline et détermination.
Après des mois de vacances, les élèves du Togo, une semaine après la rentrée du personnel d’encadrement et le corps enseignant ont rejoint lundi 16 septembre dernier le personnel d’encadrement et le corps enseignant qui ont fait leur rentrée une semaine d’avance.
L’exhortation du chef de l’Etat aux acteurs éducatifs
Sur X, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé n’a pas manqué de souhaiter une bonne rentrée scolaire aux élèves qu’il appelle à la discipline.
« Bonne rentrée à tous nos apprenants ! Abordez cette année avec discipline et détermination. Chaque effort vous rapproche de l’objectif, car la persévérance est le secret de la réussite », a-t-il écrit.
M. Gnassingbé a invité aussi les partenaires du secteur de l’éducation à s’engager pour la réussite de l’année scolaire 2024-2025.
«Je salue nos partenaires de l’éducation : les parents pour leur engagement admirable, et les enseignants, véritables artisans du savoir. Tous ensemble, pour construire l’avenir de notre nation. Je vous souhaite épanouissement et succès pour l’année 2024-2025 », a-t-il exprimé.
Le gouvernement pour la réussite de la nouvelle année scolaire
Le gouvernement a pour sa part pris des dispositions en amont via les ministres en charge du secteur éducatif, des dispositions idoines pour un démarrage effectif de cette nouvelle rentrée académique.
« Placée sous le thème «Une école au service des compétences réelles de la vie», elle est une année d’action, nous engageant tous, chacun à son niveau et selon ses compétences, pour bâtir ensemble un système éducatif fort et de qualité. Confiants en cet engagement de tous et ayant foi en nos capacités de réussir ensemble grâce aux efforts du gouvernement, sous l’autorité de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, cette année scolaire 2024-2025 repose sur les projets de la feuille de route gouvernementale, notamment les projets P9, P10 et P11, et le bilan de la mise en œuvre des orientations de l’année scolaire 2023-2024 », a indiqué le ministre des Enseignements primaire et secondaire, Prof. Komla Dodzi Kokoroko, dans une note circulaire rendue publique le 09 septembre 2024.
L’interdiction du téléphone portable à l’école
Sur l’utilisation des réseaux sociaux, en particulier TikTok qui influence négativement sur les performances des élèves, le ministre a annoncé l’interdiction du téléphone portable en milieu scolaire.
Selon lui, les rapports qu’entretiennent les élèves avec les réseaux sociaux, notamment TikTok sont inacceptables. Il ajoute que « Chacun doit tirer les leçons de l’année écoulée pour éviter de reproduire les mêmes résultats à la prochaine rentrée scolaire ». Sur cette question de l’utilisation du téléphone portable le ministre a été clair : « cette année, il y a l’interdiction du téléphone portable à l’école. Une note circulaire sera adressée à tous les chefs d’établissement dans ce sens ».
Prof Kokoroko a également rappelé le rôle crucial des parents dans l’encadrement des élèves face à ces défis numériques, insistant sur la nécessité pour les élèves d’adopter « des comportements et des aptitudes » conformes aux exigences scolaires, afin de garantir un environnement académique plus propice à l’apprentissage.
« L’enseignement est la responsabilité de l’État, mais l’éducation incombe aux parents. Ces derniers doivent assumer pleinement leurs responsabilités », a-t-il affirmé.
Recrutement de 3600 enseignants
« Le recrutement de 3600 enseignants est prévu au titre de l’année académique 2024-2025 et des enseignants sont déployés dans les filières scientifiques dans toutes les régions éducatives du pays… Au titre de la rupture, c’est une inspection des établissements qui sera plus corsée avec plus de disponibilité des enseignants et surtout du corps enseignant de sorte que la première clé de réussite soit la peur du rôle de l’enseignant ou de l’inspecteur non pas pour terroriser quiconque, mais véritablement pour mettre en œuvre les repères pédagogiques définis », a expliqué Prof Kokoroko.
Quid de l’APC ?
Selon Prof Kokoroko, il est temps qu’on cesse de faire l’amalgame sur l’introduction de l’APC dans le système éducatif au Togo.
« L’APC n’interdit pas la dictée, la grammaire ou l’arithmétique ou le système métrique. Nous devons en être conscients », a-t-il indiqué avant d’ajouter : « A l’école, si l’enseignant se distingue bien et qu’il n’y a pas de relai au niveau des parents à la maison, rien n’est fait. De la même manière, si les parents et les enseignants font leur part et que l’élève n’est pas conscient, ça n’aboutira non plus…Il faut les efforts des parents, des enseignants et des élèves ».
Ainsi, le gouvernement continuera ses efforts pour l’école de la République au Togo car selon Prof Kokoroko : « Quand l’école va, la République va ».
Les sept priorités du gouvernement pour l’école moderne et performante
Le ministre tout en exhortant tous les acteurs à se mobiliser pour la réussite de la nouvelle année scolaire a dévoilé les actions que l’État compte mettre en œuvre afin de faciliter le travail des enseignants et garantir la qualité de l’éducation aux apprenants. Ces actions sont déclinées en plusieurs points.
En premier, il parle des écoles-projets. Selon le ministre, chaque école/établissement scolaire doit élaborer un projet qui est la résultante des apprentissages. Le montage de l’énergie solaire pour l’éclairage d’au moins une salle de classe avec la mise en application des manipulations en électricité.
La fabrication de filtre à eau (au programme mais jamais réalisée) pour faire face au problème d’eau potable après une activité d’EPS, le jardin potager durable, le reboisement d’espèces végétales appropriées avec l’appui des services techniques des ministères en charge de l’agriculture et de l’environnement et mettant en évidence les cours de SVT et d’agriculture, le début de la programmation des cours d’informatique pour les établissements qui ont reçu des ordinateurs (programme de technologie jamais mis en œuvre auparavant).
À cet effet, chaque école doit assumer ses responsabilités. Le projet comprendra 3 étapes : le concept, sa mise en œuvre et les résultats. Les écoles et établissements en leur sein et dans les périmètres pédagogiques seront accompagnés avec une documentation-synthèse, du matériel et les personnes ressources.
Le deuxième point concerne le déploiement optimal et efficient du personnel enseignant et administratif.
« La numérisation des outils de gestion aboutira, à partir de cette rentrée, aux alertes instantanées et au suivi plus affiné des allocations. Les pertes de temps d’apprentissage des élèves seront réduites par ces mécanismes d’alerte et le rôle accompagnateur du personnel d’encadrement, déployé en nombre dans toutes les circonscriptions pédagogiques et doté d’outils spécifiques à cet effet, de matériels roulants et de matériel informatique », a précisé la note.
En troisième position, le gouvernement vise la pérennisation de la formation initiale. À ce niveau, il est prévu le recrutement de la 3ème promotion des Élèves-Professeurs d’École (EPE) en décembre 2024 et le début de la formation de 134 formateurs (professeurs des EPE).
Le quatrième point met l’accent sur l’évaluation. Pour le ministre, un système qui ne dispose pas de chiffres fiables et spécifiques à chacune des actions qu’il mène ne peut prétendre à une analyse statistique et des stratégies fiables. « Le fichier d’immatriculation des élèves, la notation par notion, la fiche de performance des élèves sont des outils basiques d’identification des besoins d’apprentissage avec une mise œuvre immédiate. Les directions de formation, d’enseignement et d’évaluation, avec leurs démembrements régionaux, ont préparé et affiné ces outils pour leur mise en œuvre », informe le ministre Kokoroko.
Le cinquième point parle de la formation continue. Au moment où le déficit en enseignants tend vers zéro (7% actuellement et 0% au prochain concours) et la disponibilité des enseignants ayant une formation initiale est à la hauteur des besoins, la formation continue sera renforcée avec un recours à la digitalisation et un schéma directeur à divers niveaux, afin de prendre en compte les besoins des élèves et des enseignants de manière générale et plus spécifique.
Le sixième point fait cas de l’implication des acteurs et partenaires. Le ministre rassure que les directions régionales et les inspections poursuivront les échanges avec les communes et les régions dans la mise en œuvre des plans locaux de développement et d’aménagement du territoire.
En septième et dernier position, le ministre fait cas de la concrétisation des 10 orientations de l’année scolaire écoulée. Il rassure que des manuels de sciences humaines et de citoyenneté seront disponibles dans les sections du préscolaire et les classes du primaire. En outre, il assurera la continuité de l’élaboration de ces manuels pour les autres niveaux. Le ministre a également précisé que le nouveau rôle des surveillants généraux formés en avril 2024, devenus les conseillers principaux d’éducation (CPE), est de s’assurer de la discipline, de l’autodiscipline et de l’accompagnement de l’élève dans la réussite de son projet scolaire personnel. De plus, les actions entamées pour une école moderne se poursuivront, notamment le renforcement de l’articulation, le suivi et l’accompagnement de l’école privée.
Pour le Professeur Kokoroko, la mise en œuvre de ces différents axes permettra au système éducatif togolais de poursuivre sa modernisation et de répondre tant aux attentes des populations qu’aux exigences de développement dans un environnement durable.
Découpage complet de l’année scolaire 2024-2025
En ce qui concerne le découpage complet de l’année scolaire 2024-2025, c’est du 16 septembre 2024 au 11 juillet 2025. Selon le communiqué signé par les trois ministres en charge du secteur de l’éducation, les congés de détente introduits lors de l’année 2023-2024 sont maintenus dans le découpage de la nouvelle année.
A en croire aux ministres Kokoroko, Tchiakpe et Natchaba, les apprentis en formation chez les maîtres artisans et les professionnels en perfectionnement ne sont pas soumis au présent découpage. En effet, ils suivent leurs programmations habituelles. Par contre ce découpage qui prend automatiquement effet dans les écoles publiques s’impose également aux établissements scolaires privés laïcs et confessionnels des enseignements préscolaire, primaire, secondaire général et technique
Découpage de l’année scolaire
PREMIER TRIMESTRE (16 semaines)
1ère période de cours : Du 16 septembre au 25 octobre 2024 au soir
Congés de détente : Du 25 octobre au soir au 3 novembre 2024 inclus
2e période de cours : Du 4 novembre au 20 décembre 2024 au soir
Congés de Noël : Du 20 décembre 2024 au soir au 05 janvier 2025 au soir (11 jours)
DEUXIEME TRIMESTRE (16 semaines)
1ère période de cours : Du 06 janvier au 21 février 2025 au soir
Congés détente : Du 21 février au soir au 02 mars 2025 au soir
2e période de cours : Du 03 mars au 18 avril 2025 au soir
Congés de Pâques : Du 18 avril 2025 au soir au 27 avril au soir
TROISIEME TRIMESTRE (11 semaines)
Période scolaire : Du 28 avril au 11 juillet 2025
Grandes vacances : Du 11 juillet 2025 au soir au 14 septembre au soir
Rentrée scolaire 2025-2026 : Lundi 15 septembre 2024 au matin
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