Dans le souci de garantir un cadre de vie apaisant aux populations le gouvernement togolais ne lésine sur aucun moyen. Une réaction bien appréciée des populations. Sauf que des mesures qui sont édictées et rappelées à chaque fois pour faire face aux nuisances sonores sont malheureusement dirigées très souvent que contre les lieux de cultes alors que les nuisances sonores qu’engendrent les bars sont plus récurrentes et plus gênantes dans nos quartiers.
La lutte contre la nuisance sonore dans la cité doit concerner tous les lieux émetteurs de bruits assourdissants qui met mal à l’aise les populations, notamment les lieux de cultes, les bars, les moulins etc. Nonobstant la recrudescence des de la nuisance sonore insupportable des bars qui empêchent la quiétude et le repos des populations dans les quartiers périphériques de Lomé, les mesures et les mises en garde du gouvernement semblent exclusivement être dirigées vers les lieux de cultes. En témoigne le récent message à eux adressé par le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires. En effet selon le gouvernement, des mesures sont édictées pour faire face aux nuisances sonores engendrées dit-il, par des lieux de culte sur toute l’étendue du territoire national. Ces nuisances sonores sont devenues un véritable problème de santé publique et mettent, estime le ministère de l’administration territoriale, à rude épreuve le vivre-ensemble et menacent la liberté religieuse. Il rappelle à l’ordre et énonce ces dispositions :
- Les nouvelles implantations de lieux de culte sont formellement interdites.
– Les jours officiels de culte sont les dimanches pour les confessions d’obédience chrétienne et les vendredis pour les confessions d’obédience musulmane. Il est formellement interdit les célébrations en semaine, c’est-à-dire de lundi à samedi, qui produiraient un quelconque bruit.
- Les célébrations de culte endogènes qui mobilisent foules et sonorités de tous genres, de même que les prêches des ambulants qui sillonnent les quartiers et les rues, et qui occupent les carrefours, sont soumises à une autorisation préalable de l’autorité administrative.
– Les appels de muezzin ne sont autorisés que dans les grandes mosquées.
– Les veillées de prières d’enterrement dans les lieux de culte doivent impérativement prendre fin avant 20 heures. Les communes, les brigades de gendarmerie et les commissariats de police sont instruits pour intervenir, le cas échéant, afin de mettre fin à toutes célébrations tapageuses, y compris, en saisissant le matériel de sonorisation et autres instruments de musique.
– Les municipalités sont en droit de faire procéder au déguerpissement des lieux de cultes jugés insalubres conformément aux dispositions des textes en vigueur.
Il faut souligner que les dispositions du code de la santé, de la loi-cadre sur l’environnement et du nouveau code pénal togolais sont applicables aux nuisances sonores générées par les lieux de culte et engagent la responsabilité civile et pénale des responsables de ces lieux.
Carole A.
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