Après les élections municipales du 17 juillet dernier, le vote des maires et de leurs conseillers des 117 Communes du pays s’est déroulé dans le calme du 15 au 17 octobre 2025 sur l’ensemble du pays. Les premiers constats qui se dégagent sont notamment le choix du Parti majoritaire Unir, de faire la jonction entre la compétence et l’ouverture politique dans la désignation des maires. C’est dans ce sens que dans de nombreuses communes, les anciens maires ont été reconduits à leurs postes, témoignant d’une certaine continuité dans la gestion locale. Cependant, la surprise est venue de certaines circonscriptions où le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), a soutenu des candidats issus de l’opposition.
Malgré leurs haine viscérale, souvent manifestée par des invectives, des déclarations tapageuses et diffamatoires contre le régime de Lomé, les opposants radicaux et incontestables du pouvoir de Faure Gnassingbé, Me Paul Dodji Apévon président du parti les FDR et Jean Pierre Fabre président de l’ANC n’ont pas hésité à miser sur la forte majorité des conseillers municipaux du parti UNIR pour positionner les candidats de leurs partis aux postes de maire. C’est ainsi que le bras droit du Me Paul Dodji Apévon, Passoki N’galou a été élu à l’unanimité à la tête de la mairie de Vakpossito (Agoè-Nyivé 3). 11 conseillers sur 11, même pas une seule abstention, alors qu’on sait qu’UNIR a le plus grand nombre de conseillers municipaux dans cette commune. À la commune golfe 4, c’est Jean Pierre Fabre lui même qui a été réélu à la surprise générale maire par la majorité écrasante des conseillers municipaux issue du parti au pouvoir UNIR. Son élection n’était pas gagnée d’avance puisque son parti l’ANC n’avait pas la majorité. Élu avec 22 voix sur 23, il est clair que ce sont les consignes de vote du parti UNIR conformé à la politique d’ouverture du président du conseil qui ont milité en faveur du maire Jean Pierre Fabre.
Vivement que la sagesse, la vision d’ouverture, la tolérance et la gouvernance locale inclusive et concertée, affichées par le président du conseil et son parti UNIR lors des élections des maires, amènent les opposants Dodji Apévon et Jean Pierre Fabre à comprendre que la politique actuelle des plus hautes autorités du pays n’est câblée prioritairement que sur la recherche du bien être des populations et non des calculs politiciens d’une autre époque.

Outre Jean-Pierre Fabre et Passoki N’galou, beaucoup d’opposants modérés ont été portés à la tête des communes par la magnanimité du président du conseil et surtout de sa volonté à faire le mixage entre les compétences issues des différents partis et l’ouverture. C’est le cas du Golfe 1, où Koamy Gomado du mouvement TOVIA a pu conserver son siège avec 23 voix sur 23. Tout comme dans le Golfe 1 des conseillers municipaux du parti UNIR ont permis l’élection de Kossivi Wonyra de l’ADDI maire de la commune Danyi 1, Séna ALOVOR du BATIR maire de la commune Danyi 2, Mawuena EHO de CLE maire de la commune Kloto 2, Sédoufio AFANGBEDJI de l’UFC maire de la commune du Bas-mono 2. Cette approche illustre une stratégie de gouvernance qui dépasse la simple logique de compétition électorale. UNIR confirme son rôle de pionnier du consensus, capable de transformer la décentralisation en un espace de dialogue constructif où majorité et opposition coopèrent pour le développement local. Ce geste contribue à consolider la confiance des citoyens en les institutions municipales. En valorisant le consensus et l’ouverture, UNIR démontre que la politique peut être tournée vers l’efficacité plutôt que la confrontation.
Les 117 communes du pays connaissent désormais leurs maires et adjoints en charge de la gestion des locales pour les 6 ans avenir , à l’issue d’un scrutin marqué à la fois par des réélections et quelques changements notables dans plusieurs localités. La grande surprise est venue de la commune Kpendjal 1où Mlle Lamboni Kouniyenini, 26 ans, candidate du parti UNIR a été élue maire de cette circonscription, devenant ainsi la plus jeune maire du Togo depuis le début du processus des élections municipales. On note également la promotion des femmes présidentes des marchés dans le grand Lomé à la tête de certaines mairies. Cependant l’élection des sénateurs , députés et ministres au poste de maire suscitent des débats au sein de la société autour des cumuls de fonction au Togo.
0 Commentaire(s):
TON OPINION
Modal title
Laisser un commentaire