La commune d’Agoè-Nyivé 6 a lancé, le samedi 25 juillet 2026, une vaste tournée de sensibilisation, de mobilisation et d’échanges citoyens sous le slogan « Un grader pour Agoè-Nyivé 6 : ma contribution aujourd’hui, pour nos routes demain ». L'objectif est d'acquérir un engin de type grader afin de réhabiliter et d'entretenir les routes locales, dont l’état dégradé freine la circulation et l’accès aux services essentiels. Le coût total du projet est estimé à 100 millions de F CFA. La mairie s’engage à financer la moitié, soit 50 millions de F CFA, et appelle les habitants à contribuer pour compléter le budget. Cette initiative marque une volonté de partager la responsabilité du développement entre les autorités locales et les populations.
Le point de départ de la tournée, tenu à Tonoukouti et Kpotavé, a réuni des autorités municipales, des chefs coutumiers, des responsables de villages et de nombreux habitants, venus s’informer sur le calendrier et les modalités de la campagne d’entretien et de travaux dans les douze (12) villages qui composent le canton d’Adétikopé.
Les prochains rendez-vous sont attendus dans les semaines à venir, et ce, jusqu’au 16 août 2026, conformément au calendrier présenté par la mairie. En clôture de la tournée à travers les 12 villages composant le canton d’Adétikopé, les organisateurs ont rappelé que la réussite de « Un Grader pour Agoè-Nyivé 6 » dépendra de la synergie entre les autorités, la chefferie et les populations, une invitation à la responsabilité collective pour des routes plus sûres et mieux entretenues demain. Il est important de noter que la commune d'Agoè-Nyivé 6 est le siège de la grande plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) et de la Société Nouvelle de Boisson (SNB), qui constitue un moteur économique majeur pour le Togo.

Selon les organisateurs, l’objectif de la tournée était double : présenter l’ensemble du conseil communal, composé de 11 membres dirigés par le colonel Songhai, et exposer le projet d’acquisition d’un grader destiné à améliorer la circulation et l’accès aux services essentiels tels que les marchés, les écoles et les centres de santé. Le maire a précisé : « Il ne s’agit pas seulement d’apporter un engin, mais de créer une dynamique collective pour l’entretien régulier des pistes. » Pour lui, le choix porté sur la réhabilitation des routes n’est pas anodin : « Pour avancer, nous avons réalisé une évaluation globale et identifié de nombreux obstacles. En les hiérarchisant, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur la remise en état et l’ouverture des voies. Le progrès dépend de l’infrastructure routière, et il est impossible de développer une commune sans route. C’est pourquoi nous avons lancé ce projet.
La municipalité prendra en charge une partie des coûts, tandis que la communauté contribuera pour le reste. Le progrès est l’affaire de tous, chacun doit y participer. La chefferie traditionnelle, partenaire clé du projet, a confirmé son engagement à faciliter la coordination entre les villages et la mairie. Le chef du village de Kpotavé, Togbui ANAGBAN Apélété, a déclaré : « Nous sommes prêts à contribuer à la réussite de ce projet. C’est une première de voir tout le conseil organisé autour d’une telle initiative. L’achat du grader permettra de réhabiliter nos voies, et nous allons élargir la sensibilisation auprès des populations afin de réunir les fonds nécessaires. » De son côté, le chef du village de Tonukouti, Togbui TAKPOE François, a marqué son soutien par un geste concret en faisant un don de 20 000 F CFA. Les deux chefs ont également souligné les difficultés rencontrées par les femmes et les enfants à cause du mauvais état des routes, qui entraîne des accidents et des chutes.

Cela illustre l’importance vitale de l’infrastructure routière pour leurs localités, au même titre que d’autres besoins essentiels. Les échanges ont également porté sur les modalités de contribution, la transparence dans la gestion des fonds et le calendrier prévisionnel d’acquisition et d’utilisation de l’engin. Cela a conduit à la proposition de plusieurs canaux de mobilisation : contributions financières individuelles, partenariats avec des associations locales et implication des groupements de quartier, ainsi que la mise en place d’un comité de suivi composé de toutes les couches, notamment les représentants de la municipalité et des délégués communautaires, pour assurer la traçabilité des fonds et rendre compte régulièrement de l’avancement du projet.
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