Le 27 mars 2020, alors que le Pape François depuis une place Saint-Pierre déserte et pluvieuse, présidait un temps de prière extraordinaire pour la fin de la pandémie de coronavirus, suppliait le Seigneur de guérir une humanité blessée, où «personne ne se sauve tout seul», le Dieu tout-puissant a choisi à cette même date de rappeler à lui son serviteur ALIZIOU Essodina Koffi Dominique, journaliste, promoteur et Directeur de la publication du journal Chronique de la Semaine. Homme de débat politique, homme de conviction, humaniste, gentil, généreux, attentionné, compatissant, Blagueur, moqueur et très taquin, Dominique reste inoubliable et gravé à jamais dans les coeurs des togolais. En témoignent une pléthore d’hommages qui lui a été rendu à l’occasion de la commémoration de la cinquième anniversaire de son décès par ses confrères journalistes de tous les bords. Il n’était pas aimé certes de tout le monde sur ses positions dans les débats socio-politiques, comme d’ailleurs tous les journalistes, mais il était reconnu comme l’un grand journaliste de son époque. Par contre une unanimité sans faille s’est faite autour de l’homme en ce qui concerne la générosité , l’humanisme et la gentillesse qui caractérisaient sa vie sociale. C’est à coup sûr la capacité de Dominique à faire une nette distinction entre la vie professionnelle marquée par des débats incisifs et celle sociale axée sur les soutiens fraternels, de l’entraide et la bonté de coeur qui ont suscité spontanément une floraison d’hommages à son égard. Une première au Togo voir en Afrique. Habituellement les grands hommes de médias sont honorés seulement quelques jours ou semaines après leur décès puis c’est fini. Mais pour le cas du promoteur du journal Chronique de la Semaine, même après cinq ans , outres les multiples honneurs qui lui ont été rendus à sa mort et à ses obsèques qui s’étaient organisés un an après sa disparition , plusieurs médias togolais ne se sont pas priés avant de réitérer les hommages à leur confrère. Que ce soit dans les médias en ligne , la radio, la télé ou la presse écrite, la commémoration du cinquième anniversaire du décès de Dominique Aliziou a pris une place importante à la Une de ces médias. Un signe de reconnaissance et de confraternité que salut avec révérence la direction du journal Chronique de la Semaine. Elle exprime sa profonde reconnaissance et ses vives félicitations à tous les médias nationaux en particulier aux Directeurs de Publication Germain Pouli du journal Togo Réveil, Fabrice Pétchézi du journal le Libéral, Sam Djombo du journal Eveil de la Nation, Gadah Komi du journal Économie et Développement, Dieudonné Korolakina du journal Togo Matin, Michel Tchadja du journal Wara les vainqueurs , Messan Gabi du journal en ligne lerefletdafrique.tg, Crédo Tétteh du journal le Médium, Ambroise Kpondzo du journal the Guardian et Kouamivi AMOUZOUVI de l’hebdomadaire le Changement.
Quelques messages d’hommes de médias togolais à Dominique Aliziou

Germain Pouli: Dominique Aliziou, un pilier de la presse togolaise
27 mars 2025 hommage à Dominique Aliziou : Un pilier de la presse togolaise
Le 27 mars 2020, la presse togolaise perdait l’un de ses acteurs emblématiques, Dominique Aliziou, Directeur de publication de l’hebdomadaire Chronique de la Semaine et figure incontournable du journalisme au Togo. Cinq ans après sa disparition, son nom résonne encore dans les esprits, porté par l’héritage qu’il a laissé derrière lui.
Un engagement sans faille pour la presse
Dominique Aliziou était plus qu’un journaliste ; il était un bâtisseur de la presse togolaise, un acteur déterminé à défendre les valeurs du journalisme dans un contexte souvent difficile. Son engagement au sein du CONAPP témoigne de son souci constant d’améliorer les conditions de travail des journalistes togolais et de promouvoir un journalisme responsable et professionnel. Son départ brutal, survenu en pleine pandémie de COVID-19, a laissé un vide profond dans le milieu médiatique. Sa disparition a suscité de nombreuses réactions, à l’image de la lettre poignante de son confrère Gérard Weissan, qui dépeignait un homme à la fois passionné et controversé, mais dont l’impact sur la presse est indéniable.
Un homme de conviction
S’il est vrai que Dominique Aliziou n’était pas un journaliste qui faisait l’unanimité, il était avant tout un homme de conviction. Il n’hésitait pas à prendre position, à défendre ses idées avec force, quitte à susciter des débats vifs. Son engagement a souvent été perçu comme polarisant, mais cela témoigne aussi de la force de son caractère et de son désir de voir la presse togolaise jouer pleinement son rôle dans la société.
Un héritage qui perdure
Cinq ans après son décès, Dominique Aliziou reste une figure incontournable du journalisme togolais. Il a laissé des traces indélébiles dans son domaine. Aujourd’hui, les défis qu’il soulevait restent d’actualité : l’éthique journalistique, la formation des journalistes, la responsabilité face à l’information. L’hommage qui lui est rendu en ce cinquième anniversaire de son décès n’est pas seulement un moment de souvenir, mais aussi une invitation à poursuivre le combat pour une presse togolaise plus forte et plus crédible. Parce qu’au-delà de l’homme, c’est son engagement pour un journalisme authentique et responsable qui doit continuer d’inspirer les générations futures.
Togoreveil, N° 618 du vendredi 28 mars 2025.

Ambroise Kpondzo, rassure, Dominique est un être vraiment humaniste.
« Dominique est pour moi plus qu’un confrère, mais un frère, un ami. Je veux sincèrement rassurer tout le monde et surtout les auditeurs, je ne suis pas ce genre de personne qui s’efforce à faire d’éloges aux défunts. Dominique est un être vraiment humaniste. J’ai partagé plusieurs plateaux de débats avec lui et collaboré avec lui sur bien d’autres sujets de la vie. Il est l’un des confrères qui se préoccupe des conditions sociales des journalistes. Il est souvent le premier à appeler dès qu’il apprend la maladie, un accident ou le décès d’un confrère ou un membre de sa famille. Dominique, il y a des témoignages même je ne peux pas dire ici sur le plateau. Il a une ligne éditoriale qu’il défendait à sa manière et sur ce plan beaucoup d’auditeurs peuvent mal l’apprécier. Mais je rassure ceux qui nous écoutent sans hypocrisie, Dominique a un cœur humain, sans rancune et très compatissant et généreux», martelait Ambroise Kpondzo dans une émission en langue Ewe sur Kanal fm le 31 Mars dernier.
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Michel Tchadja: Dominique Essodina Koffi Aliziou était une personne d’une grande générosité
Fauché par la COVID-19 Dominique Aliziou, 5 ans déjà. L’histoire retient que c’est au sein de la presse togolaise que la COVID 19 a fait sa première victime au Togo. Le 27 mars 2020, nombreux étaient sceptiques à l’annonce du décès du confrère Dominique Aliziou, Directeur de Publication du journal Chronique de la semaine à l’époque. Très rapidement, ce que plusieurs souhaitaient être un Fake news devint une information vérifiée laissant toute la presse en émoi.
Oui! Dominique Aliziou nous a quitté. Mais 05 ans après, son nom et ses œuvres résonnent encore dans nos têtes. Aujourd’hui, il laisse un grand vide. Au delà de sa passion pour le journalisme, l’homme avait un talent de débateur particulier. Avec sa teinte d’humour, il avait l’art de captiver et d’impacter les auditeurs qui ne partagent pas ses convictions. Loin des micros et des caméras, Dominique Essodina Koffi Aliziou était une personne d’une grande générosité. Un doyen qui n’hésitait pas à partager ses expériences avec ses jeunes confrères. Il est parti trop tôt au moment où la presse avait toujours besoin de lui.
Pour rappel, le gouvernement avait annoncé que Dominique Aliziou est décédé de la COVID 19au CHR Lomé Commune après un séjour passé en Belgique.
La Rédaction
Wara-N° 510 - Jeudi 27 Mars 2025.

Dieudonné Korolakina: Dominique Aliziou, une plume engagée toujours gravée dans la pensée collective
Le 27 mars 2020 restera une date sombre pour la presse togolaise. Dominique Aliziou, directeur du journal Chronique de la Semaine, s’en est allé, emporté par la Covid-19. Premier décès lié à la pandémie au Togo, son nom restera gravé dans les mémoires. 27 mars 2020 – 27 mars 2025, la mémoire de la Presse togolaise se rappelle feu Dominique Alizou. Homme de débats, il était connu pour sa verve et son engagement. «Il n’hésitait pas à consacrer de son temps et surtout son attention à toi pour peu que tu veuilles l’approcher», confiait un confrère. Dominique Alizou était un journaliste passionné, toujours prêt à croiser le fer dans les émissions politiques, quitte à déplaire. Souvent critiqué pour ses prises de position, il assumait pleinement ses convictions.
Débutant sa carrière à La Dépêche, il s’était rapidement imposé avant de créer Chronique de la Semaine. « Les jeudis quand Dominique était là, je savais que ça finirait comme ça. Mais une fois la caméra éteinte, on riait, quelquefois, on prenait un pot ensemble », racontait le journaliste, Samuel Gnanhoui. Ce contraste entre le débatteur incisif et l’ami chaleureux résumait bien l’homme. Sa disparition a suscité une vive émotion, d’autant que des images choquantes de son agonie ont circulé sur les réseaux sociaux. Un acte « immoral », dénoncé par les autorités et les associations de presse. Marié et père de famille, feu Dominique Alizou laisse un vide immense dans le paysage médiatique togolais. Il rejoint ainsi les figures marquantes de la profession, laissant derrière lui un héritage journalistique indélébile.
N° 1444 du quotidien Togo Matin du vendredi 28 MARS 2025
Messan Gabi : Dominique Aliziou un bâtisseur, un défenseur infatigable de la presse togolaise
Le 27 mars 2020, la presse togolaise perdait l’une de ses figures, Dominique Aliziou, Directeur de publication de l’hebdomadaire Chronique de la Semaine. Son nom résonne encore aujourd’hui, cinq ans après sa disparition, porté par l’héritage qu’il a laissé derrière lui.
Dominique Aliziou était bien plus qu’un journaliste. Il était un bâtisseur, un défenseur infatigable de la presse togolaise, qui oeuvrait sans relâche pour la promotion d’un journalisme responsable et professionnel. Son implication active au sein du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) illustre son souci constant d’améliorer les conditions de travail des journalistes et de renforcer l’éthique médiatique.
Son départ soudain, en pleine pandémie de COVID-19, a laissé un vide profond dans le milieu journalistique togolais. Son souvenir demeure vivace, comme en témoigne la lettre poignante de son confrère Gérard Weissan, qui dressait le portrait d’un homme à la fois passionné et controversé, mais dont l’empreinte sur la presse reste incontestable.
Dominique Aliziou n’était pas un journaliste qui faisait l’unanimité, mais il était avant tout un homme de conviction. Il n’hésitait pas à prendre position et à défendre ses idées avec force, parfois au prix de débats vifs et passionnés. Son engagement a souvent suscité des controverses, mais il était le reflet de son caractère affirmé et de son ambition de voir la presse togolaise jouer pleinement son rôle dans la société.
Cinq ans après sa disparition, Dominique Aliziou demeure une référence incontournable du journalisme togolais. Les défis qu’il a soulevés restent d’actualité : l’éthique journalistique, la formation des professionnels des médias, et la responsabilité face à l’information.
L’hommage qui lui est rendu en ce cinquième anniversaire de son décès n’est pas seulement un moment de souvenir. Il s’agit aussi d’une invitation à poursuivre son combat pour une presse plus forte, plus crédible et plus engagée. Car au-delà de l’homme, c’est son engagement pour un journalisme authentique et responsable qui doit continuer d’inspirer les générations futures. lerefletdafrique.tg
Gérard Weissan du journal SIKA’A: Sacré Aliziou !
«Je me rappelle, il y a plusieurs années. Ma très vieille Nissan Primeira était tombée en panne, après une émission où Eric Gato nous a reçus, Dominique et moi, sur Radio Fréquence 1. Malgré qu’on se fût ce jour-là proprement mangé le nez au cours du débat, je revois Dominique en train de pousser ma bagnole et essayer de m’aider à la réparer, à plus de 30 degrés sous le soleil. Sacré Aliziou !».

Crédo Tétteh: Dominique Aliziou, une perte pour la presse togolaise, une perte pour l’humanité.
Humble et affable pour ceux et celles qui l’ont fréquenté, Feu Dominique Aliziou était le directeur de publication de l’hebdomadaire Chronique de la Semaine. Il était décédé le 27 mars 2020, un vendredi à Lomé des suites d’une infection grave au covid-19. Il venait à peine de rentrer de Belgique le 17 mars de la même année.
Selon les médecins après sa mort, sa pathologie était à risque car asthmatique. L’infection pulmonaire est beaucoup plus sévère dans certains cas, asthme, diabète, maladies cardio-vasculaires.
Au moment de son décès, il comptait parmi 25 cas de coronavirus confirmés au Togo.
Sympathique et au contact facile, feu Dominique Aliziou était un journaliste confirmé à la tête de l’hebdomadaire Chronique de la Semaine un journal dont la qualité en avait fait l’un des titres phares au Togo.
Aimant les échanges, Feu Dominique Aliziou était un érudit des débats sociopolitiques sur les chaines de radios et de télévisions aussi bien au Togo qu’à l’international.
Les annonces de ses présences sur des plateaux de débats suscitaient des engouements car tout le monde voulait l’écouter une fois encore pour entendre ses analyses. La curiosité s’installait toujours quand il était sur les plateaux.
Des acteurs politiques tous bords confondus à ceux de la société civile togolaise, Feu Dominique avait un sens, une définition, une signification, une expression d’une loyauté, une constance dans le choix des mots et adjectifs. Egalement une prestance particulière mêlant taquineries à des révélations, à des positions parfois tranchées dont lui seul avait l’art doré.
Malgré tout ce qu’on pouvait lui reprocher dans l’exercice de sa profession, Feu Dominique Aliziou faisait le pont, la mixture entre ses confrères de l’opposition radicale et ceux proches de la gouvernance politique.
Noctambule et viveur impénitent, Feu Dominique Aliziou était aussi le monsieur compatissant à bien d’égards. Blagueur, moqueur et très taquin, l’ancien directeur de la publication de l’hebdomadaire Chronique de la Semaine volait au secours avec dévouement et zèle de tout le monde. Il suffisait seulement de le solliciter et parfois même apprenant une situation inconfortable de ses confrères, il s’invitait volontiers.
Bagarreur sur les plateaux radios et télévisions, Feu Dominique Aliziou était un tout autre personnage. Il définissait à lui seul la nécessité de la diversité d’opinions sans animosités. Une perte pour la presse togolaise, une perte pour l’humanité.
Adieu l’ami, adieu mon frère…..
(In LE MEDIUM n°645 du 25 au 31 Mars 2025)
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Sam Djombo: Dominique Aliziou, cinq ans après, mais toujours dans nos coeurs
In Eveil de la Nation N° 924 du 28 mars 2025
Kouamivi AMOUZOUVI: le souvenir du confrère Dominique Aliziou , toujours dans nos mémoires.
’Il y a 5 ans, le confrère Dominique Aliziou, fondateur et directeur de la publication de l’hebdomadaire CHRONIQUE DE LA SEMAINE, s’endormait du sommeil de la tombe, dans un contexte péniblement éprouvant, au retour d’une mission en Bruxelles, laissant sa famille biologique, sa rédaction, toute la presse togolaise, ses détracteurs irréductibles et ses admirateurs inconditionnels (aujourd’hui inconsolables) dans une douleur indescriptible.
En franchissant le noir passage, le confrère, connu pour sa verve assez plaisamment colorée sur les antennes radio et plateaux de télévision, a laissé le souvenir d’un homme de média solidement attaché à sa ligne éditoriale, ses convictions qui n’ont jamais varié et surtout au travail bien fait.
Jusqu’à son dernier souffle, il était scotché à la rédaction de son journal. Le mercredi qui a précédé son décès survenu le vendredi suivant, il a créé la surprise en se connectant au journal qui était sous presse. En effet, depuis le CHR Lomé-commune où il était interné et malgré le mal de mort contre lequel, terriblement il se débattait, Dominique avait trouvé la force et la faculté de diriger, minute par minute, le bouclage qui s’était déroulé sans heurts. En dehors de sa voix qui portait faiblement, rien dans ses interventions ne laissaient croire à une fin si brusque.
De cette nuit-là, on se rappelle encore comme si c’était hier. En lieu et place de Dominique qui en personne gérait les problèmes liés au bouclage, c’était plutôt madame sa femme, qui se trouve aujourd’hui, à la tête de l’organe, qui avait débarqué à la rédaction pour s’acquitter de cette tâche. Pour des raisons particulières et éventuelles ou de commodité, cette dernière, l’air triste et terriblement préoccupé, avait rassuré l’équipe que l’état du directeur allait mieux. Le vendredi, l’annonce du décès du confrère a fait l’effet d’un tremblement de terre au sein de la corporation. Et pour cause.
L’illustre disparu avait ceci de particulier de ne jamais lésiner sur les moyens lorsqu’il s’agissait de voler au secours d’un confrère ou d’un tiers en situation difficile. Que ce soit, sur le plan financier moral ou autre, Dominique Aliziou, faisait sa part et de manière remarquable. L’un de ses loisirs favoris était de réunir, à ses frais, des confrères et des amis autour d’un pot où coulaient à satiété, la mousseuse et son éternelle GUINESS accompagnées de ‘’Tsitsinga’’, pour deviser de leurs affaires, de l’actualité politique, voire des grands enjeux du millénaire et autres. Parfois les échanges qui se faisaient houleux finissaient par se noyer dans les verres. Dominique Aliziou était d’une générosité débordante et d’une combattivité farouche pour la cause qu’il défendait. Il avait de l’aversion pour le mensonge, la malhonnêteté et la roublardise.
En ce jour anniversaire de sa mort, toutes nos pensées vont vers ce papa et confrère que 5 années de silence n’ont pas effacé de nos mémoires. Que la terre lui soit légère ! ‘’
le Changement N°920 du jeudi 3 avril 2025
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