A la paroisse sainte Anne de Tchitchao dans la diocèse de Kara a eu lieu le premier samedi de l’avent, le 6 décembre 2025, une messe d’action de grâce des 25 ans de vie religieuse de la soeur Reine BELEI. Comment rendrai-je au Seigneur Tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. C’est avec ces mots de reconnaissance et d’action de grâces du psalmiste que le curé de la dite paroisse, le père Eli a souhaité la bienvenue à l’assemblée venue nombreuse de tous les coins du Togo et d’ailleurs pour unir sa voix à celle de la soeur Reine pour rendre grâce à Dieu pour ces bienfaits dans sa vie.
La messe présidée par l’ordinaire des lieux, monseigneur Jacques Danka Longah (kpentchèlèm) et concélébrée par 27 prêtres a vu la présence par amitié et par conviction religieuse des centaines de fidèles, au devant desquels se trouvaient une soixantaine de religieux et religieuses. S’appuyant sur les textes du jour, Mgr Jacques Danka LONGAH estime que «le motif de notre vraie joie c’est le Seigneur. C’est que nous sommes vraiment son esprit dans les cieux «. Pour lui la joie du chrétien ne doit pas être celle éphémère que produit l’effet de l’alcool, le bon vin ou le bien matériel. «La moisson est abondante , mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître d’envoyer des ouvriers pour sa moisson». Cet extrait de l’évangile du jour a servi de l’invite pour le prélat aux jeunes à se laisser guider par l’esprit et l’appel du Seigneur. « Chers jeunes laissez vous toucher par ces paroles et engagez-vous sur le chemin marial de la vie consacrée», a -t- il lancé. Il a aussi dans son homélie félicité l’heureuse du jour pour avoir consacré sa vie pour servir le Christ. «Soeur Reine merci de nous avoir invités à partager votre joie et votre reconnaissance au Seigneur (…) Votre joie d’avoir non seulement rencontré le Seigneur mais aussi la joie d’avoir expérimenté les produits et à sa suite que c’est une bonne chose de servir le seigneur», a déclaré l’évêque de Kara. Dans la joie d’être et de continuer d’être la servante du Seigneur, la quinquagénaire avec une cierge allumée dans sa main, a pour sa part renouvelé librement devant l’évêque, sa famille religieuse et biologique ses vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance pour la plus grande gloire de Dieu.

« Seigneur tu m’invites a me consacrer à toi pour vivre intensément les dons de toi, d’espérance, d’amour reçus à mon baptême et partager la mission apostolique de tous mes frères dans l’église . En toute confiance je réponds librement à ton appel. Dans l’institut des missionnaires catéchistes du sacré cœur, je veux vivre la chasteté, la pauvreté et l’obéissance dans la vie fraternelle et selon les consignes. Avec mes soeurs , je te demande par l’intercession de Marie notre mère la grâce de la fidélité. Que par l’esprit, mon offrande unie à la tienne monte vers le père pour sa plus grande gloire et le salut du monde. Amen.»

Pour ce renouvellement de ses vœux, la soeur Reine a choisi trois insignes: la bible, elle est la parole de Dieu reçue qui nourrit la vie religieuse, la vie chrétienne et qui est annoncée à travers le monde. La constitution, c’est la règle de vie des soeurs catéchistes du sacré coeur. Le globe terrestre, il constitue le lieu de la mission de l’annonce du royaume des cieux .
Dans son mot de remerciements, la soeur Reine BELEI a rendu grâce à l’Eternel qui lui a donné la vie, protégée et entretenu.
« En ce jour béni, je rends grâce au Seigneur, pour tant de grâce et d’amour manifestés à mon égard. Le Seigneur est bon, il est puissant, son amour est éternel, pour ceux qui l’invoquent. Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, Dieu vivant, c’est Toi, mon rocher, mon socle, mon bouclier et mon soutien. Je Te dis merci, pour la vie que Tu m’as donnée, protégée et entretenue. Merci pour la communauté, la famille et les amis que Tu m’as donnés… Le chemin a été long, très long et parfois marqué de rudes épreuves. Tout au long de ce parcours, j’ai toujours senti la présence du Seigneur, à mes côtés. Quand je traversais les ravins de la mort, il était là. Son bâton m’a guidée. Quand je traversais le feu, il était là, il m’a protégée, pour que les flammes ne me brûlent. Quel Dieu merveilleux ! Il accomplit ce qu’il a dit dans sa parole. Il suffit de l’invoquer avec foi, dans la vérité. Il soutient le faible sans défense et pourvoit à ses besoins.», a -t-elle témoigné. Elle a poursuivi ses propos en rendant à titre posthume un émouvant hommage à papa Paulin et maman Catharine ses parents défunts qui lui ont montré le chemin du Seigneur. «Je rends ici un vibrant hommage à mes parents Paulin et Catherine de vénérée mémoire, qui m’ont, donné la vie, éduquée, encouragée dans ma vocation et conduite à Christ, ma lumière et mon salut». L’heureuse jubilaire a également remercié l’évêque de Kara pour ses multiples conseils. Aux prêtres, aux supérieures des sœurs catéchistes du Sacré Cœur, aux consacrés, à la famille, aux mouvements et aux amis qui l’ont soutenue de diverses manières durant les vingt cinq ans de vie religieuse ou pour la réussite de la célébration de son jubilé d’argent, la soeur Reine a exprimé sa profonde gratitude et reconnaissance. Elle a clos son message par un chant de louange composé pour la circonstance par son frère Lucien BELEI que sa communauté et sa famille biologique ont exécuté avec elle. «Le Seigneur a fait des merveilles dans ma vie, je dis merci. Merci Seigneur, pour tant d’amour, Béni sois-tu à jamais !. Le Seigneur a fait des merveilles dans ma vie, je dis merci. Merci Seigneur pour tant d’amour, et de bonté».
A la fin d’une bonne célébration eucharistique et une belle animation par la chorale de la paroisse appuyeé par la fanfare, l’assemblée s’est retrouvée dans l’allégresse autour des mets copieux gracieusement offerts par la communauté des sœurs catéchistes du Sacré Cœur et la famille BELEI. Pour démontrer leur joie de voir l’une de leur fille renouveler ses voeux à la suite du Christ, les paroissiens et paroissiennes surtout les jeunes de sainte Anne de Tchitchao située dans la commune de kozah 2 ont animé à travers la danse tchimu agrémentée par des chants religieux dans la langue locale. Ceci sur les lieux de la réception mais aussi à la maison familiale de la soeur où ils ont égaillé la foule qui y était jusque tard dans la nuit.
Qui est soeur Reine?
Quatrième d’une fratrie de neuf enfants dont un prêtre catholique actuel directeur national de l’éducation catholique, la soeur reine est une religieuse missionnaire issue d’une famille chrétienne pratiquante originaire de Kara. Tout comme les autres jeunes de son époque, Mlle Reine Abiré Tchilalou BELEI, belle et brillante élève du collège Chaminade de Kara, rêvait poursuivre des études supérieures après son baccalauréat pour enfin trouver un bon travail, se marier et avoir des enfants. Mais très vite elle sera saisie en cours de route par un meilleur projet de vie de son créateur . Celui de la vie religieuse.

‘’Voici celui que mon coeur aime’’, la phrase qui change tout.
«Je dirais tout d’abord que c’est depuis la jeunesse, j’avais autour de 16 ans quand j’ai assisté pour la toute première fois à une cérémonie des vœux des soeurs de la Providence de saint Paul. J’avais accompagné ma grande sœur à qui le papa avait remis la carte d’invitation et au cours de cette cérémonie des vœux, à l’époque je ne savais pas si c’était temporaire ou perpétuel. C’est par la suite que j’ai su que c’était les vœux perpétuels. Donc au cours de la célébration, il y a un moment où les soeurs embrassent la croix et la présentent au peuple accompagnée d’une phrase: ‘’Voici celui que mon coeur aime’’. Ce geste m’a beaucoup plu et en cours de route, j’ai dit à ma grande sœur que je vais faire comme ces femmes, tout en ne sachant pas ce que cela signifiait . Plus le temps passait moi aussi à l’instar de la majorité des jeunes de mon l’époque, je faisais des projets de vie de réussite comme me marier, avoir des enfants, fonder une bonne famille et tout. Cependant la phrase qui m’avais touchée ne m’a pas quittée du tout depuis que je l’ai entendue. Et un jour j’ai surpris une conversation à l’issue d’une réunion de la Légion de Marie quand mes camarades parlaient d’une autre réunion concernant les vocations. Ils m’ont dit c’est la réunion de ceux qui veulent devenir religieux et prêtre et j’ai dit c’est quoi devenir religieux donc ils ont donné l’exemple comme les soeurs de la Providence de Saint-Paul et j’ai dit si c’est ça je m’intéresse. Est-ce que je peux venir à cette rencontre? Et ils ont dit il n’y a pas de souci et que c’est ouvert à tout le monde. C’est ainsi que j’ai intégré le groupe de réflexion des aspirants dont le père Eloi à l’époque était l’aumônier et l’accompagnateur. C’est dans ce groupe que m’a vocation a grandi et mûri. Dans ce groupe j’ai appris à connaître d’autres, à faire connaissance des autres congrégations religieuses et j’ai pu finalement choisir la mienne qui est celle des missionnaires catéchistes du Sacré Coeur aujourd’hui. Donc ma motivation je dirais c’est depuis mon adolescence lors de cette célébration religieuse, de voeux perpétuels chez les soeurs de la Providence de Saint-Paul.

Pourquoi le choix des soeurs missionnaires catéchistes du sacré-cœur?
«J’ai choisi la Congrégation des soeurs missionnaires catéchistes du sacré-cœur à cause de leur charisme. C’est-à-dire l’esprit que Dieu a soufflé a nos fondatrices. J’aimais beaucoup l’adoration du Saint Sacrement. Donc quand j’étais à la maison, j’allais tous les jeudis à l’adoration du Saint Sacrement sur notre paroisse, la cathédrale Saint-Pierre de Kara, et aussi j’aimais beaucoup bricoler dans les soins. J’aimais les soins aux malades, faire des pansements sur les petits bobos. Je m’intéressais beaucoup et donc quand j’ai rencontré notre congrégation par le biais d’une brochure des soeurs que le vicaire de la cathédrale m’a remise, j’ai vu que ça répondait à mes aspirations et c’est ainsi que j’ai pris contact avec les soeurs missionnaires catéchistes du sacré-cœur. J’ai cheminé avec elles tout en découvrant au-delà des deux points que j’ai nommés plus haut, d’autres points du charisme dont l’évangélisation surtout en milieu rural et l’alphabétisation. Des choses que je n’aurais jamais pu réaliser étant dans la ville. La simplicité de ces soeurs et leur accueil dès mes premiers contacts m’ont encouragée à vraiment m’enraciner dans cette congrégation des missionnaires catéchistes du sacré-cœur» a témoigné l’ancienne chaminadoise
Quelles sont les vocations de votre congrégation ?
«Je dirais que pour répondre à l’appel personnel du Christ, viens et suis-moi, nous missionnaires catéchistes du Sacré Coeur voulons vivre avec plus d’intensité notre consécration baptismale. Donc l’adoration devant le saint sacrement, la catéchèse pour rependre la bonne nouvelle, et d’autres formes de travail répondant aux besoins dans lequel nous sommes installés surtout en Afrique. Nous voyons ce qui manque à la population pour être épanouie et nous créons les oeuvres correspondantes: centre de santé, de formation, d’alphabétisation, d’écoute et des écoles» a- t - elle expliqué

Quels sont vos sentiments de la célébration eucharistique marquant vos 25 ans de vie religieuse?
«Je dirais le sentiment de reconnaissance de gratitude envers le Seigneur. J’ai trouvé la célébration très belle, simple, très belle et priante et je ne peux que rendre grâce à Dieu d’avoir conduit mes pas jusque-là. Pour moi 25 ans ce n’est pas trop grand mais c’est ce qu’il me faut ou me fallait et je ne peux qu’être reconnaissante envers le Seigneur de m’avoir gardée en vie et soutenue jusque-là donc, je suis très joyeuse»
Que retenir des 25 années de vie religieuse?
Pour la religieuse le parcours n’a pas été facile mais tenir jusque-là c’est une grâce. «Malgré les difficultés rencontrées, je ne peux que rendre grâce à Dieu pour la fidélité d’amour, de rencontre, de fraternité et d’échange. Toute ma reconnaissance tout d’abord au Seigneur et ensuite à toute les personnes qui m’ont accompagnée et fait grandir durant ce temps». Du Togo à la France en passant par le Bénin, la soeur Reine a vu la puissance de Dieu agir par ses mains pour la guérison et la restauration des enfants malades ou abandonnés mais aussi pour la conversion en Christ de beaucoup de personnes.

Quel est le parcours de la sœur Reine en tant que religieuse ?
L’ancienne paroissienne de la cathédrale saint Pierre et Paul de Kara a débuté sa mission religieuse à Pagala gare dans le diocèse d’Atakpamé où elle a exercé pendant trois ans à l’hôpital de la congrégation des soeurs catéchistes du Sacré Coeur en tant que aide soignante. Cet hôpital étant finalement cédé aux soeurs de Notre Dame de l’Eglise, suite au départ définitif de la communauté des soeurs missionnaires catéchistes du Sacré-Cœur de la localité, la soeur Reine va passer neuf mois dans la communaute de Broukou dans le diocèse de kara. Après ce temps, elle est envoyée pour une année de stage des soins médicaux dans l’hôpital des frères de Saint Jean de Dieu à Tanguiéta (Benin). A la suite de ce stage, la soeur Reine a intégré l’école des infirmiers à Afagnan tenue aussi par les frères de Saint Jean de Dieu. Brillamment sortie nantie d’un diplôme d’infirmière auxiliaire d’Etat (IAE) après trois années de formation (2004-2007),la native de Tchitchao a jouit de la confiance des soeurs supérieures de sa congrégation qui vont l’affecter de nouveau dans la communauté de Broukou cette fois-ci pour mettre sur pied le centre nutritionnel en faveur des enfants en état de carence alimentaire. Pendant sept ans passés à la tête de ce centre du 2007 à 2014, la soeur Reine s’est occupée des centaines d’enfants malades et surtout malnutris qui peuplaient la zone. En 2014 elle est sollicitée au nord Bénin à Kouandè en milieu Bariba pour prendre la responsabilité de la communauté des soeurs qui avaient en charge une école préscolaire, primaire et un centre de promotion féminine pour les jeunes filles analphabètes . Dans cette communauté, soeur Reine a vécu quatre ans 2014- 2018. Deux ans en tant que responsable de la communauté avec une mission pastorale dans les villages marquée par le catéchisme aux adultes et l’éducation sanitaire.

«Durant ces deux années, je dirais que ça a été aussi un bon moment pour moi de faire cette expérience pastorale parce que jusque là j’étais toujours dans les hôpitaux. Donc je n’avais pas cet aspect de la mission d’aller directement sans soins en contact avec la population dans ce cadre-là. J’ai beaucoup aimé cela, j’ai fait cette expérience et après deux ans de pastoral dans les villages, le Conseil Général m’a demandée de prendre la responsabilité du centre féminin. Au début j’avais une grande peur, je paniquais, comment je vais faire? Qu’est-ce que je vais faire avec eux moi qui ne connaissais rien en couture. N’ayant aucune notion en la matière, je suis allée rencontrer la monitrice qui travaillait déjà depuis quelques années dans le centre, pour lui demander si elle accepte collaborer avec moi. Ce fut une grande joie pour la dame et cela était un soulagement pour moi. Du coup moi je m’occupais surtout de la gestion du matériel et elle s’occupait de la formation pratique des jeunes filles. J’ai beaucoup aimé aussi cette expérience de travailler avec les jeunes filles analphabètes, leur apprendre à parler français et à comprendre et à l’écrire. Donc disons que les quatre années passées avec des responsabilités diverses à kouandè au nord Bénin de 2014 à 2018 m’ont beaucoup fait grandir» a - t- elle souligné.

Toujours sur décision du Conseil Général, la soeur Reine a entamé de 2016 à 2018 chez les soeurs de Notre-Dame du cénacle de Vogan bien qu’étant à kouandè, une formation en l’accompagnement spirituel. Une formation qu’elle va poursuivre et approfondir à Lyon en France de 2018 à 2021. A partir de 2021, la quinquagénaire sera appelée à plusieurs missions en France où elle réside depuis 2018.
Qu’est ce qui vous a marquée durant les 25 ans de vie religieuse ?
«Ce qui a été positif, c’est la vie fraternelle. Premièrement c’était la première communauté de Pagala ou vraiment j’ai fait l’expérience d’une vie fraternelle vraiment édifiante et aussi d’une vie missionnaire, parce que là j’étais la plus jeune de la communauté et la seule africaine. On était trois nationalités, deux françaises et une hollandaise donc on était quatre en communauté. J’étais la plus jeune et africaine mais je vous jure que je ne me sentais pas ennuyée ni perdue malgré le grand écart d’âge parce que le coeur des soeurs était jeune. Du coup je vivais vraiment de la vie fraternelle», s’est réjouie.
«J’étais une soeur qui vivait avec ses aînées, je n’ai pas senti cette différence d’âge générationnelle, pas du tout et en plus de la couleur non plus, les soeurs même ne me voyaient pas comme une africaine. Elles me voyaient comme une soeur religieuse , pas leur petite sœur qu’on gâte, non mais leur soeur avec qui elles partagent la vie fraternelle et cela a vraiment marqué les bases et les fondements de ma vie religieuse missionnaire. Moi j’aime les relations et je suis très relationnelle. Il y a eu d’autres occasions très positives mais la plupart du temps c’est la fraternité que nous vivons en communauté et quand ma famille passe c’est ce qu’elle relève. Chaque membre qui est passé me rendre visite à la communauté relève toujours cet aspect fraternel et je dis merci,» a relevé la soeur Reine.
Du coté négatif, je dirais que c’est la jalousie et l’hypocrisie
«Là où j’ai expérimenté la jalousie c’est au couvant dans la vie religieuse, dans ma congrégation et ça a été vraiment un choc pour moi de voir que d’autres n’arrivent pas à apprécier ou reconnaître la capacité des autres. On voit mal les dons que Dieu a faits aux autres d’avoir des qualités et des capacités. Ça c’était là que je l’ai expérimentée pour la première fois parce que ayant grandi dans une famille de monogamie et fraternelle où on s’aime beaucoup, on se soutient énormément . Je ne savais pas vraiment ce que c’est que la jalousie. Et là c’est au couvant que je l’ai expérimentée et ça me fait vraiment mal» s’est - elle indignée.
Outre d’autres passages plus ou moins difficile pendant les 25ans de vie religieuse, la soeur Reine a été aussi éprouvée par des problèmes de santé.
«J’ai eu beaucoup d’épreuves de santé aussi mais ça fait grandir. Disons que ça m’a permis de mieux comprendre les malades que j’accompagne. Du coup quand on a fait soi-même l’expérience on comprend mieux les autres», estime la soeur.
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