Togo a célébré le jeudi 27 avril dernier, le 63ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Outre les offices religieux, la coupe de l’indépendance , la ranimation de la flamme de l’indépendance, le défilé militaire et la réjouissance populaire à Lomé la capitale et dans les chefs-lieux de préfectures, l’évènement a été marqué par cinq actes important du président Faure Gnassingbé : Pose de la première pierre de l’Université de Kara ; Inauguration du nouveau marché de Kara ; Inauguration de l’IFAD Elevage de Barkoissi ; l’Inauguration de l’Hôpital Dogta Lafiè et l'entretien du chef de l'État avec la presse locale sur la vie de la nation.
Alors qu'il était attendu devant les députés à l’Assemblée nationale le 26 avril, à la veille de la commémoration de ce 63e anniversaire conformément au programme élaboré pour l'événement, afin de faire l’état de la nation aux élus ou encore sur les écrans de la télévision publique TVT pour son habituel discours à la nation le soir du 27 avril 2023, le président Faure Gnassingbé a préféré un entretien un peu plus vivant. Comme il en a l'habitude de réserver souvent des surprises à ses compatriotes , en lieu et place d’un discours traditionnel à diffusé sur la télévision nationale, le président Faure a préféré donner une interview à la presse locale. Et c’était face au journaliste de Chaine New Word Tv (NWtv) hier 27 avril 2023. Cette option du chef de l'État a réjoui beaucoup de togolais surtout les professionnels des médias qui lui reprochait de ne jamais parler devant la presse locale. « J’ai entendu les reproches qu’on me faisait sur l’absence d’entretiens avec les médias du pays. J’avais l’habitude de faire un discours. J’ai décidé cette fois-ci de rompre avec cette tradition pour avoir un échange un peu plus vivant », a déclaré le Président Faure Gnassingbé en introduction de ses propos, avant de se prêter au jeu. Devant les confrères de NWtv, Faure Essozimna Gnassingbé à donné son appréciation sur presque tous les sujets brûlant de l’heure et qui font l’actualité. Les défis sécuritaires, la cherté de la vie, les plans pour le développement de l’agriculture, les defis économiques, ainsi que les prochaines élections, ont été entre autres au cœur de cet entretien avec le président de la République. Abordant le sujet sécuritaire, le président pointe du doigt deux groupes armés qui terrorisent les populations surtout dans la partie septentrionale du pays « Je sais que sans la paix, aucun pays ne peut se développer. Je sais aussi que c’est un acquis qui est précaire. Aujourd’hui, ce qui nous arrive est une agression qui vient de deux groupes : l’Etat islamique au Sahel, et le Groupe de soutiens à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) », a déclaré le président togolais. « Nous dénombrons une quarantaine de Forces de défense et de sécurité (FDS), et une centaine de victimes civiles (120). Nous avons des succès. Ce n’est pas parce que nous ne faisons pas de communiqués que nous n’avons pas de succès. Mais, il y a quelque chose d’indécent à célébrer la mort d’une personne », a poursuivit le président, sans aller dans les détails. En ce qui concerne les élections au Togo , le Chef de l’Etat n’a pas manqué de saluer la contribution apportée par chaque acteur dans l’organisation des dernières élections au Togo, afin d’avoir eu des élections apaisées. « Il fut un temps, l’élection était synonyme d’inquiétude dans notre pays. Mais Dieu merci, nous avons fait des progrès, nous avons eu plusieurs élections apaisées. Mais, les remous à l’approche de chaque élection, c’est un débat normal. En réalité, il est habituel qu’à chaque fois qu’on s’approche des échéances électorales, il y a un petit peu d’agitation et de bruit. Nous avons essayé de prévenir cela en faisant un dialogue avec les acteurs de la classe politique. Aujourd’hui d’autres revendications surviennent. Mais pour ne pas polémiquer, je dirais qu’en politique, il faut avoir le sens du compromis. Quand on s’assoie et qu’on a le même objectif, c’est-à-dire la conquête du pouvoir, c’est normal que chacun ait sa stratégie. Et puis, il y aussi une part de posture. Parfois, quand on a des problèmes dans son parti, on essaie de les extérioriser autrement à travers des revendications en disant ceci, et cela », a-t-il fait remarquer. Aussi, abordant le sujet de l’heure relatif aux élections régionales et législatives à venir au Togo, Faure Essozimna se veut un homme de compromis et de dialogue. Pour le président, les conditions sont réunies pour que les prochaines élections aussi soient libres, crédibles transparentes dans le pays. Toutefois, il s’est dit ouvert au dialogue pour renforcer davantage la démocratie au Togo. «En politique, il faut avoir le sens du compromis. Nous avons un cadre électoral dont nous n’avons pas à rougir. Il faut être serein, faire campagne. Il ne peut pas y avoir de changement unilatéral du cadre électoral » a-t-il lâché sans ambiguïté. « Je pense que nous avons un cadre électoral qui est ce qu’il est. Il n’est pas parfait parce que la perfection n’existe pas. Mais quand nous nous comparons aux autres, je crois qu’on ne va pas rougir. On n’est pas meilleur que les autres, mais on n’est pas aussi pire que les autres. Je crois qu’il faut être serein, battre campagne et s’il y a une volonté commune au sein de la classe politique de faire encore quelques changements du cadre électoral, pourquoi pas, parce que c’est dans le dialogue que nous pouvons trouver des solutions » a-t-il poursuivi dans ses dires. D’autres sujets ont également meublés cette entrevue accordée à la presse. Les questions relatives à la période de la pandémie Covid-19, le manque d’eau, l’agriculture, l’emploi, la protection sociale, la promotion de la gente féminine et autres sujets ont été abordés. En ce qui concerne la promotion de la gente féminine, Faure Gnassingbé peut être considéré comme un bon promoteur de la femme quant on sait que la Primature et la présidence de l’Assemblée nationale sont occupées par des femmes. Celui-ci veut toujours voir beaucoup de femmes émerger dans des postes de décision. Il a d’ailleurs émis ce souhait que les femmes engagés politiquement puissent se positionner lors des scrutins à venir, notamment les régionales et les législatives
« Le Togo compte faire davantage dans la promotion de la femme togolaise » a-t-il affirmé fièrement. Faure Gnassingbé est revenu sur la rencontre avec les producteurs agricoles de toutes les régions. Pour lui, c'est une bonne expérience d'échanger avec les acteurs agricoles pour mieux comprendre leur réalité et besoin pour mener à bien la réussite de la feuille de route gouvernementale avec des axes consacrés à l'amélioration et promotion de l'agro-industrie. "Les crises mondiales ont montré combien de fois, nous devons compter sur les productions et transformations locales. Aujourd'hui, les producteurs doivent être au centre de la politique agricole et du choix des filières agricoles et non le gouvernement et ses partenaires! Des initiatives sont prises pour accompagner le secteur agricole, l'agropole de Kara est un exemple où plusieurs investisseurs s'annoncent déjà. Nous voulons ainsi aller à une chaîne de valeurs plus longue où au lieu de continuer par exporter nos produits, plutôt les transformer sur place, le cas du soja. C’est ce que j'appelle la souveraineté alimentaire car nous devons produire ce que nous consommons dans notre pays. Nous ne voulons plus voir l’agriculture comme un métier pénible ou méprisé mais un métier attractif. Il faut que l’agriculteur devienne un entrepreneur agricole. C’est rare de voir un riche togolais qui provient de l’agriculture. Alors, demain, je voudrais voir un togolais agriculteur qui est multimillionnaire ou milliardaire parce que ça peut arriver. Cela serait un exemple pour la jeunesse!", a laissé entendre le Président de la République. Il a aussi fait part du problème de la transhumance qui devient une préoccupation pour la population en raison des conflits qu’elle engendre chaque année. Il a rassuré les Togolais sur le fait que des mesures idoines sont en train d’être prises pour réglementer définitivement la transhumance dans le pays.n« La solution transitoire que nous avons trouvée, c’est de créer des parcs où il y aura tout pour les bétails », a fait savoir le Chef de l’Etat. Le Président a terminé son entretien en souhaitant une bonne fête d’indépendance à tous ses compatriotes tout en les invitant à renouveler leur engagement pour le développement de la nation. « Pour moi, la célébration de l’indépendance est une fierté, c’est de la reconnaissance pour ceux qui se sont battus pour qu’on ait cette indépendance. Mais c’est aussi le moment de faire le bilan et essayer de se dire qu’on doit aller dans le sens du progrès », a-t-il indiqué. Cet entretien accordé à la presse locale togolaise, une première du genre à actif du président Faure Gnassingbé depuis son accession à la magistrature suprême, est à saluer et à encourager afin que cela soit non seulement perpétuel mais aussi étendu aux autres médias locaux.
Outre les offices religieux, la coupe de l’indépendance , la ranimation de la flamme de l’indépendance, le défilé militaire et la réjouissance populaire à Lomé la capitale et dans les chefs-lieux de préfectures, l’évènement a été marqué par cinq actes important du président Faure Gnassingbé : Pose de la première pierre de l’Université de Kara ; Inauguration du nouveau marché de Kara ; Inauguration de l’IFAD Elevage de Barkoissi ; l’Inauguration de l’Hôpital Dogta Lafiè et l'entretien du chef de l'État avec la presse locale sur la vie de la nation.
Alors qu'il était attendu devant les députés à l’Assemblée nationale le 26 avril, à la veille de la commémoration de ce 63e anniversaire conformément au programme élaboré pour l'événement, afin de faire l’état de la nation aux élus ou encore sur les écrans de la télévision publique TVT pour son habituel discours à la nation le soir du 27 avril 2023, le président Faure Gnassingbé a préféré un entretien un peu plus vivant.
Comme il en a l'habitude de réserver souvent des surprises à ses compatriotes , en lieu et place d’un discours traditionnel à diffusé sur la télévision nationale, le président Faure a préféré donner une interview à la presse locale. Et c’était face au journaliste de Chaine New Word Tv (NWtv) hier 27 avril 2023. Cette option du chef de l'État a réjoui beaucoup de togolais surtout les professionnels des médias qui lui reprochait de ne jamais parler devant la presse locale. « J’ai entendu les reproches qu’on me faisait sur l’absence d’entretiens avec les médias du pays. J’avais l’habitude de faire un discours. J’ai décidé cette fois-ci de rompre avec cette tradition pour avoir un échange un peu plus vivant », a déclaré le Président Faure Gnassingbé en introduction de ses propos, avant de se prêter au jeu. Devant les confrères de NWtv, Faure Essozimna Gnassingbé à donné son appréciation sur presque tous les sujets brûlant de l’heure et qui font l’actualité. Les défis sécuritaires, la cherté de la vie, les plans pour le développement de l’agriculture, les defis économiques, ainsi que les prochaines élections, ont été entre autres au cœur de cet entretien avec le président de la République. Abordant le sujet sécuritaire, le président pointe du doigt deux groupes armés qui terrorisent les populations surtout dans la partie septentrionale du pays « Je sais que sans la paix, aucun pays ne peut se développer. Je sais aussi que c’est un acquis qui est précaire. Aujourd’hui, ce qui nous arrive est une agression qui vient de deux groupes : l’Etat islamique au Sahel, et le Groupe de soutiens à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) », a déclaré le président togolais. « Nous dénombrons une quarantaine de Forces de défense et de sécurité (FDS), et une centaine de victimes civiles (120). Nous avons des succès. Ce n’est pas parce que nous ne faisons pas de communiqués que nous n’avons pas de succès. Mais, il y a quelque chose d’indécent à célébrer la mort d’une personne », a poursuivit le président, sans aller dans les détails. En ce qui concerne les élections au Togo , le Chef de l’Etat n’a pas manqué de saluer la contribution apportée par chaque acteur dans l’organisation des dernières élections au Togo, afin d’avoir eu des élections apaisées. « Il fut un temps, l’élection était synonyme d’inquiétude dans notre pays. Mais Dieu merci, nous avons fait des progrès, nous avons eu plusieurs élections apaisées. Mais, les remous à l’approche de chaque élection, c’est un débat normal. En réalité, il est habituel qu’à chaque fois qu’on s’approche des échéances électorales, il y a un petit peu d’agitation et de bruit. Nous avons essayé de prévenir cela en faisant un dialogue avec les acteurs de la classe politique. Aujourd’hui d’autres revendications surviennent. Mais pour ne pas polémiquer, je dirais qu’en politique, il faut avoir le sens du compromis. Quand on s’assoie et qu’on a le même objectif, c’est-à-dire la conquête du pouvoir, c’est normal que chacun ait sa stratégie. Et puis, il y aussi une part de posture. Parfois, quand on a des problèmes dans son parti, on essaie de les extérioriser autrement à travers des revendications en disant ceci, et cela », a-t-il fait remarquer. Aussi, abordant le sujet de l’heure relatif aux élections régionales et législatives à venir au Togo, Faure Essozimna se veut un homme de compromis et de dialogue. Pour le président, les conditions sont réunies pour que les prochaines élections aussi soient libres, crédibles transparentes dans le pays. Toutefois, il s’est dit ouvert au dialogue pour renforcer davantage la démocratie au Togo. «En politique, il faut avoir le sens du compromis. Nous avons un cadre électoral dont nous n’avons pas à rougir. Il faut être serein, faire campagne. Il ne peut pas y avoir de changement unilatéral du cadre électoral » a-t-il lâché sans ambiguïté. « Je pense que nous avons un cadre électoral qui est ce qu’il est. Il n’est pas parfait parce que la perfection n’existe pas. Mais quand nous nous comparons aux autres, je crois qu’on ne va pas rougir. On n’est pas meilleur que les autres, mais on n’est pas aussi pire que les autres. Je crois qu’il faut être serein, battre campagne et s’il y a une volonté commune au sein de la classe politique de faire encore quelques changements du cadre électoral, pourquoi pas, parce que c’est dans le dialogue que nous pouvons trouver des solutions » a-t-il poursuivi dans ses dires. D’autres sujets ont également meublés cette entrevue accordée à la presse. Les questions relatives à la période de la pandémie Covid-19, le manque d’eau, l’agriculture, l’emploi, la protection sociale, la promotion de la gente féminine et autres sujets ont été abordés. En ce qui concerne la promotion de la gente féminine, Faure Gnassingbé peut être considéré comme un bon promoteur de la femme quant on sait que la Primature et la présidence de l’Assemblée nationale sont occupées par des femmes. Celui-ci veut toujours voir beaucoup de femmes émerger dans des postes de décision. Il a d’ailleurs émis ce souhait que les femmes engagés politiquement puissent se positionner lors des scrutins à venir, notamment les régionales et les législatives
« Le Togo compte faire davantage dans la promotion de la femme togolaise » a-t-il affirmé fièrement. Faure Gnassingbé est revenu sur la rencontre avec les producteurs agricoles de toutes les régions. Pour lui, c'est une bonne expérience d'échanger avec les acteurs agricoles pour mieux comprendre leur réalité et besoin pour mener à bien la réussite de la feuille de route gouvernementale avec des axes consacrés à l'amélioration et promotion de l'agro-industrie. "Les crises mondiales ont montré combien de fois, nous devons compter sur les productions et transformations locales. Aujourd'hui, les producteurs doivent être au centre de la politique agricole et du choix des filières agricoles et non le gouvernement et ses partenaires! Des initiatives sont prises pour accompagner le secteur agricole, l'agropole de Kara est un exemple où plusieurs investisseurs s'annoncent déjà. Nous voulons ainsi aller à une chaîne de valeurs plus longue où au lieu de continuer par exporter nos produits, plutôt les transformer sur place, le cas du soja. C’est ce que j'appelle la souveraineté alimentaire car nous devons produire ce que nous consommons dans notre pays. Nous ne voulons plus voir l’agriculture comme un métier pénible ou méprisé mais un métier attractif. Il faut que l’agriculteur devienne un entrepreneur agricole. C’est rare de voir un riche togolais qui provient de l’agriculture. Alors, demain, je voudrais voir un togolais agriculteur qui est multimillionnaire ou milliardaire parce que ça peut arriver. Cela serait un exemple pour la jeunesse!", a laissé entendre le Président de la République. Il a aussi fait part du problème de la transhumance qui devient une préoccupation pour la population en raison des conflits qu’elle engendre chaque année. Il a rassuré les Togolais sur le fait que des mesures idoines sont en train d’être prises pour réglementer définitivement la transhumance dans le pays.n« La solution transitoire que nous avons trouvée, c’est de créer des parcs où il y aura tout pour les bétails », a fait savoir le Chef de l’Etat. Le Président a terminé son entretien en souhaitant une bonne fête d’indépendance à tous ses compatriotes tout en les invitant à renouveler leur engagement pour le développement de la nation. « Pour moi, la célébration de l’indépendance est une fierté, c’est de la reconnaissance pour ceux qui se sont battus pour qu’on ait cette indépendance. Mais c’est aussi le moment de faire le bilan et essayer de se dire qu’on doit aller dans le sens du progrès », a-t-il indiqué. Cet entretien accordé à la presse locale togolaise, une première du genre à actif du président Faure Gnassingbé depuis son accession à la magistrature suprême, est à saluer et à encourager afin que cela soit non seulement perpétuel mais aussi étendu aux autres médias locaux.
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