Décidément, plus rien ne serait donné confiance aux militants et sympathisants de l'opposition togolaise. Annoncé tambour battant pour relancer la mobilisation de la classe de l'opposition, le meeting de ce samedi 9 mai 2026, organisé par le Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC), a été soldé par un fiasco.
Malgré l'autorisation de la tenue de ce meeting par le gouvernement, les militants et sympathisants des partis politiques et de la société civile composant le CNCC ont massivement boudé la rencontre d’Akassimé. Une place clairsemée pour un rendez-vous annoncé comme décisif. Les curieux qui étaient là dans l'espoir d’une nouvelle vision et stratégie de la part de leurs leaders n’ont assisté qu’à de vieux slogans. Conscients que la démobilisation des militants et l'échec des initiatives de l'opposition ne dépendent de personne, si ce n'est de l'incohérence et des querelles entre les leaders, les organisateurs, pour une fois, se sont livrés à des autocritiques.
Du Professeur David Dosseh à Me Dodji Apevon des Forces Démocratiques pour la République (FDR), en passant par le Professeur Komi Wolou du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), tirant sans doute les leçons de la faible mobilisation, on a tour à tour appelé les opposants à éviter les querelles intestines. « Aucun opposant ne doit plus s’en prendre à son frère opposant. Si quelqu’un le fait, il affaiblit l’opposition et conforte le régime », indique le Professeur Komi Wolou.
Rappelons que deux des élus de l'opposition Fabre jean pierre et Dodzi Apevon ont refusé de siéger à l'assemblée nationale.